Ateliers

TEC vous offre une expérience singulière : parcourez virtuellement les initiatives actuelles de transition énergétique dans les Caraïbes

Étant donné les coûts élevés de production de l’électricité et le potentiel important en énergies renouvelables dans la zone Caraïbe, ainsi que la nécessité de sortir des énergies fossiles dans le secteur des transports, la production d’électricité issue de ressources renouvelables devrait atteindre des proportions beaucoup plus significatives dans les différentes îles (actuellement : Martinique ~30%, Guadeloupe, la Dominique, St Vincent et les Grenadines ~ 20%, les autres îles ~0-5%). Force est de constater que beaucoup reste à faire pour soutenir le développement important de nouveaux moyens de production.

La mobilité électrique est un secteur qui a reçu beaucoup d’attention ces dernières années dans les pays de la Caraïbe. Le Fonds Monétaire International (FMI) estime que le secteur du transport représente 36% de l’énergie primaire consommée dans la Caraïbe (2016).  De plus, l’autonomie des véhicules électriques ne représente pas, a priori, un frein à leur utilisation dans ces territoires, où l’insularité conditionne les distances maximales de déplacements. Plusieurs États Caribéens se sont engagés, dans le cadre des Accords de Paris, à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre dans ce secteur en particulier : Grenade prévoit de réduire de 20% ses émissions dans le secteur du transport d’ici 2025, la Dominique de 16,9% d’ici 2030 alors que la Barbade prévoit une réduction de 29% de ses émissions dans les secteurs autres que celui de la consommation électrique (incluant donc les transports).

La CARICOM, avec son Centre Caribéen pour les Énergies Renouvelables et l’Efficacité Énergétique, est très active sur la mobilité électrique, notamment à travers le programme C-SERMS (Caribbean Sustainable Energy Roadmap & Strategy). Elle a publié en février 2020 son « cadre stratégique pour le déploiement des véhicules électriques (REVS) » et s’apprête à lancer une étude sur la mobilité électrique dans la Caraïbe, en recrutant un consultant spécifiquement dédié.

À terme, ce chantier (WP) vise à évaluer la possibilité de convertir localement des véhicules thermiques en électriques (« retrofit ») dans les pays membres de l’OECO et à réaliser une feuille de route pour le développement des véhicules « propres » (véhicules électriques et hybrides rechargeables) en Guadeloupe.

Les différents ateliers sur l’Énergie propre dans les transports sont :

  • Un état des lieux des politiques publiques pour la transition énergétique des transports dans les pays membres de l’OECO et étude de préfaisabilité du rétrofit.
     
  • Un projet pilote de démonstration réelle du retrofit sur un véhicule, en collaboration avec une université technique de l’OECO.
        
  • Une stratégie de développement du véhicule propre en Guadeloupe.

Cet atelier se concentrera notamment sur la promotion des activités du projet. 

Toutes les actions de communication développées pour le projet aideront à la diffusion des résultats, tout en contribuant à la montée en compétence et au partage de meilleures pratiques sur les problématiques traitées par le projet TEC. 

Les activités de marketing aideront notamment à construire un environnement propice pour les investisseurs, et devraient ainsi stimuler des initiatives ultérieures.

Les objectifs de communication, issus directement des objectifs du projet, sont :

  • Partager les bonnes pratiques observées dans la Caraïbes sur les thématiques de maîtrise de l’énergie dans la construction, la mobilité durable et les énergies renouvelables,
     
  • Renforcer la coopération régionale (dans la zone Caraïbe) à l’échelon politique,
     
  • Identifier les projets pilotes émergeant de la Caraïbe, 
     
  • Promouvoir les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, et créer des opportunités d’investissement
     
  • Partager les résultats avec le grand public et les professionnels,
     
  • Valoriser les activités du Centre d’Excellence Caribéen sur la Géothermie.

La mission de coordination du projet TEC est assurée par la région Guadeloupe. Elle consiste à piloter l’ensemble des activités dans le respect des termes de la Convention FEDER et des accords bilatéraux passés avec les partenaires l’Organisation des États de la Caraïbe Orientale (OECO), l’Agence de la transition écologique (ADEME) et le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM).

La mission de coordination veille à ce que les partenaires assurent le suivi administratif et technique de l’ensemble des tâches qui leur incombent. Elle veille à ce que les partenaires rendent comptent de leurs travaux en temps et en heure.

  • Suivi administratif,
     
  • Suivi de la réalisation des activités et tâches,
     
  • Relances et information du Chef de File,
     
  • Communication interne au projet,
     
  • Organisation des Comités de Pilotage,
     
  • Concaténation des livrables et partage des résultats.

La géothermie est une énergie clé dans l’atteinte de l’objectif d’autonomie énergétique de la Guadeloupe à l’horizon 2030 tel que fixé par la loi sur la Transition Énergétique et pour la Croissance Verte (LTECV) et décliné dans sa Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE). Forte du potentiel a priori existant, l’activité se développe aussi depuis quelques années sur plusieurs autres îles de l’Arc Caraïbe, avec notamment un projet de nouvelle centrale en Dominique ainsi que sur Nevis, et de nouvelles études exploratoires à venir sur Saint-Vincent et les Grenadines ainsi qu’en Martinique.

À l’échelle de l’arc antillais, la Guadeloupe accueille à Bouillante la seule centrale géothermique actuellement en exploitation et le développement de cette filière sur le territoire devrait se poursuivre et s’accélérer. Depuis la création de Géothermie Bouillante, la Guadeloupe a acquis un réel savoir-faire sur la géothermie. C’est pourquoi la structuration et la visibilité de la filière dans la zone caribéenne et au-delà est l’une des priorités de la région Guadeloupe depuis plusieurs années.

Dans le but de valoriser cette expertise, la création d’un Centre d’Excellence Caribéen sur la Géothermie (CECG) a été initiée dans le cadre du projet INTERREG IV « Géothermie Caraïbe phase 2 » porté par la région Guadeloupe. La concrétisation des travaux menés dans le cadre du projet INTERREG IV, s’inscrit à travers la mise en œuvre du projet Transition Énergétique dans la Caraïbe (TEC), avec un axe de travail dédié à la création formelle du Centre d’Excellence Caribéen sur la géothermie. Basé en Guadeloupe, l’activité du Centre d’Excellence entend rayonner sur toute la Caraïbe, et notamment à travers les pays voisins porteurs de projet.

Au-delà de la création du Centre d’Excellence, cet atelier (WP) aura vocation à développer, à partir du site de Bouillante, et dans une logique de réplicabilité dans la Caraïbe, des méthodes innovantes d’exploration géothermique en milieu volcanique insulaire, incluant notamment le développement de nouvelles techniques d’imagerie électromagnétique. L’objectif est de développer les techniques utilisant une source électromagnétique active (Controlled-Source EM-CSEM) couplées à des mesures électromagnétiques inductives (Time-Domain EM héliporté ou au sol – MT) afin d’obtenir une image 3D de la conductivité électrique des réservoirs profonds. Ces méthodes seront également adaptées au milieu marin afin de réduire les zones d’ombre liées à la proximité de la mer.

Les différents ateliers sur le développement régional de la ressource géothermique sont :

  • Mise en œuvre du Centre d’Excellence Caribéen sur la Géothermie dédié à la production d’électricité géothermique en contexte volcanique, et implanté en Guadeloupe.
     
  • Étude du contenu, de la faisabilité et des modalités de mise en place du programme des formations, via le Centre d’Excellence Caribéen sur la Géothermie, implanté en Guadeloupe.
     
  • Conception et rédaction d’un guide méthodologique pour l’intégration environnementale et sociétale des projets de production d’électricité géothermique.
     
  • Étude d’opportunité du développement de la géothermie non-électrogène dans les Petites Antilles. 
     
  • Mise en œuvre d’un programme de formation, spécifiquement dédié aux décideurs politiques de l’OECO, pour leur montée en compétences sur la géothermie.
     
  • Définition et mise en œuvre d’un « Dispositif Régional de développement de la géothermie »

Dans toutes les îles de la Caraïbe la pression démographique et les besoins énergétiques qui l’accompagnent, placent le secteur du bâtiment, aux côtés des transports, au cœur des enjeux de transition énergétique.

Le secteur de l’efficacité énergétique des bâtiments a reçu beaucoup d’attention, notamment avec la création en 2018, par le CROSQ (CARICOM Regional Organisation for Standards and Quality), d’un Code Régional de l’Efficacité Énergétique dans la Construction (CREEBC). L’OECO a également publié, en 2016, la 6ème édition de son Code de la Construction. 

À l’échelle de la Caraïbe, plusieurs constats demeurent: 

  • Les techniques et méthodes de construction restent difficiles à faire évoluer en pratique ;
         
  • Les États ont des difficultés à évaluer l’impact de leurs politiques publiques sur les consommations énergétiques ;
        
  •  Les bonnes pratiques et retours d’expérience restent difficiles à identifier et à partager régionalement. 

Dans ce cadre, l’un des objectifs du programme INTERREG TEC est de partager, avec les États partenaires, l’expérience acquise en Guadeloupe pendant les 10 dernières années en matière de bâtiments performants. À terme, ce chantier a pour ambition de favoriser le développement de politiques publiques en faveur de la transition énergétique, de faciliter leur mise en œuvre et leur évaluation, ainsi que d’harmoniser les dispositions dans les différents États de la Caraïbe

Les différents ateliers sur la Performance énergétique des bâtiments sont :

  • L’élaboration d’un guide de retour d’expérience (REX) sur la Réglementation Thermique de Guadeloupe (RTG) à destination des pays de l’espace Caribéen.
     
  • L’étude de la performance énergétique dans les bâtiments tertiaires, pour les pays membres de l’OECO.
     
  • Organisation d’une formation certifiante en maîtrise de la demande énergétique (“energy management”), pour le personnel clé des pays de l’OECO.
     
  • Un projet de démonstration, de suivi et d’évaluation de mesures pratiques d’efficacité énergétique sur les bâtiments tertiaires de l’OECO.
     
  • Un projet pilote de résilience énergétique des infrastructures critiques, avec installation de systèmes solaires et de stockage dans les pays de l’OECO.
TEC vous offre une expérience singulière : parcourez virtuellement les initiatives actuelles de transition énergétique dans les Caraïbes